Nouveau • Article •  14.01.2026

Registre phyto numérique : ce que change vraiment le report à 2027

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Registre phyto numérique : ce que change vraiment le report à 2027

Registre phyto numérique : ce que change vraiment le report à 2027

La dématérialisation du registre phytosanitaire n’est pas abandonnée, mais elle prend un peu plus de temps. Initialement prévue au 1er janvier 2026, l’obligation d’un registre phyto 100 % numérique a été officiellement repoussée au 1er janvier 2027, avec une phase transitoire jusqu’en 2029. Un délai supplémentaire qui doit permettre aux exploitations de s’organiser, sans précipitation.

Un report acté au niveau européen

Le report a été acté par le règlement d’exécution (UE) 2025/2203, qui décale d’un an l’entrée en vigueur de la dématérialisation du registre phytosanitaire pour l’ensemble des utilisateurs professionnels de produits phytopharmaceutiques. La France s’est alignée sur ce calendrier européen : l’obligation nationale suivra donc la même échéance.

Concrètement, aucun changement réglementaire majeur n’intervient avant le 1er janvier 2027.

Ce qui sera obligatoire à partir de 2027

À compter du 1er janvier 2027, tous les utilisateurs professionnels devront tenir un registre phytosanitaire numérique structuré, c’est-à-dire exploitable informatiquement.

Les informations à enregistrer restent identiques à celles exigées aujourd’hui : produit utilisé, dose, date et heure d’application, parcelle ou zone traitée, culture concernée, surface, opérateur, etc.

En revanche, un simple cahier papier scanné en PDF ne sera plus suffisant. Le registre devra être saisi dans un format structuré : tableur, fichier compatible ou logiciel de traçabilité.

Il n’y a pas d’obligation d’utiliser un logiciel payant. Un outil gratuit ou un tableur peut suffire, à condition de respecter le format défini par l’arrêté.

Une période transitoire jusqu’en 2029

La réglementation prévoit une montée en charge progressive. Entre 2027 et 2029, les agriculteurs pourront continuer à noter leurs interventions comme aujourd’hui, y compris sur papier.

Mais attention : si la saisie n’est pas faite directement sous format numérique conforme, les données devront être converties au format électronique au plus tard le 31 janvier de l’année suivante.

Cette souplesse vise à éviter les blocages, notamment dans les exploitations encore peu équipées ou lors des pics de travaux.

Un outil réglementaire… mais aussi technique

Ce registre numérique s’inscrit dans la logique d’Écophyto 2030, avec un suivi plus fin des usages de produits phytopharmaceutiques. Mais pour les exploitants, il peut aussi devenir un outil de pilotage technique : historique de parcelles, calcul de l’IFT, préparation des audits ou échanges avec les conseillers.

Pour les exploitations déjà équipées de logiciels de traçabilité comme Geofolia, Mes Parcelles, Smag ou Farmi, l’impact sera limité. Le registre numérique est souvent déjà intégré aux outils existants.

2026, une année clé pour se préparer

Le report à 2027 laisse une vraie marge de manœuvre. L’année 2026 peut servir de phase de test, sans pression réglementaire : choisir un outil adapté, définir qui saisit les données et à quel moment, organiser la récupération des informations issues du pulvérisateur, d’une ETA, d’une Cuma ou d’un prestataire. .

Pour les exploitations encore 100 % papier, une transition en douceur est possible : double saisie temporaire, appui du conseiller, formation courte, test de la saisie sur smartphone au champ ou au bureau.

La dématérialisation du registre phyto est donc bien en marche. Le report à 2027 n’est pas un frein, mais une opportunité pour anticiper et s’approprier l’outil, avant qu’il ne devienne pleinement obligatoire.

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