Les épisodes d’excès d’eau se multiplient à l’automne et en hiver sur une grande partie du territoire, compliquant la gestion des sols et la préparation des cultures de printemps. Structure dégradée, pertes d’éléments nutritifs, impacts sur la fertilité ou encore disponibilité de l’eau pour l’irrigation, ces situations soulèvent de nombreuses questions. À partir d’observations de terrain et de données issues notamment de Météo-France et du BRGM, cette FAQ fait le point sur les principaux enjeux agronomiques et les stratégies à adopter pour sécuriser les implantations et préserver le potentiel des cultures de printemps.
En effet, depuis plus de 2 ans sur une grande majorité du territoire, à l’automne et en hiver, on assiste à des périodes très humides. Ces excès d’eau engendrent des préparations de sol compliquées sur des sols pas toujours bien ressuyés, des implantations de cultures d’hiver challengées et une mise à mal potentielle des structures de sol selon les situations.

Cela dépend fortement des types des sols :
Pour les parcelles non drainées artificiellement, lorsque les quantités ou l’intensité des pluies dépassent la capacité naturelle de stockage et d’infiltration en profondeur des sols, le sol se sature en eau avec l’apparition de mouillères localisées. Si la parcelle est en pente, l’eau peut finir par ruisseler sur la surface du sol et emporter avec elle des particules de terre fine fertile.
Selon les situations, des préparations de sol compliquées sur des sols pas toujours bien ressuyés sur la ou les campagne(s) précédente(s) ont pu favoriser des phénomènes de compaction dans le profil du sol. Pour les parcelles sans culture permettant une colonisation racinaire active, les pluies parfois violentes de cet hiver ont également contribué à refermer les sols.
Outre l’impact sur la structure du sol, les pluies intenses en interculture entrainent le lessivage des nitrates et donc un reliquat azoté accessible aux cultures de printemps en suivant significativement diminué.

Comme l'azote sous sa forme nitrique, le soufre sous la forme sulfate est très mobile dans le sol et peut être lessivé par les pluies. Le lessivage important entraine également une perte d’éléments nutritifs et structurants comme le calcium.
Un sol saturé en eau n’offre pas de conditions favorables à la vie du sol mais c’est temporaire : la respiration des racines est mise à mal, on observe une diminution des populations microbiennes utiles et un ralentissement de la dégradation de la matière organique et des résidus de la culture précédente.
L’irrigation des cultures de printemps peut se faire à partir d’une source d’eau en surface (rivière, lac) ou souterraine (nappe). D’une manière générale, on peut dire que les apports pluviométriques de l’hiver sont drainés par les cours d’eau (et parfois très vite car les aménagements du XXème siècle ont largement été orientés vers la protection contre les crues) pour une partie, et sont « stockés » sous diverses formes pour le reste : dans les sols en surface, dans les nappes (plus ou moins profondes), dans les lacs naturels ou artificiels, ou bien sous forme de neige dans les massifs montagneux.
Toute cette eau « stockée » sera disponible « plus tard » selon l’intensité de la reprise de la végétation (eau des sols), de la dynamique d’écoulement (eaux souterraines), de la fonte (neige) ou de la gestion des lacs. Chaque territoire aura sa propre « signature » en la matière.
Toutes les pluies tombées ne sont pas efficaces mais c’est en hiver que se reconstitue le stock d’eau qui pourra être mobilisé au printemps et en été dans les nappes. Selon le BRGM, au 15 février, la recharge des nappes est active, avec 77% des niveaux en hausse sur le territoire national.
La semence est un produit vivant qui demande des conditions particulières de stockage pour conserver ses facultés germinatives.
Nos conseils pour préserver la qualité des semences et assurer une bonne levée :