Souvent associé aux systèmes irrigués, le maïs trouve pourtant toute sa pertinence dans des contextes plus séchants. Au-delà de son potentiel économique, il constitue un atout agronomique pour diversifier les rotations, limiter les adventices et réduire la pression maladies.
Dans un système non irrigué, introduire du maïs dans l’assolement permet avant tout d’allonger les rotations. Un levier essentiel pour casser les cycles biologiques des bioagresseurs et préserver le potentiel des parcelles.
« Dans le cadre de rotation courte, type blé/tournesol/blé, la présence de maïs dans la rotation allonge les délais entre deux tournesols par exemple, ce qui diminue aussi la pression de certaines maladies comme le mildiou », souligne Damien Marre, chef de marché grain chez Corteva. Cette respiration agronomique contribue à sécuriser les rendements des tournesols suivants.
Autre avantage : le maïs est une culture relativement facile à désherber. En réduisant la pression des adventices, il améliore les conditions d’implantation des cultures qui suivent et limite les impasses techniques.
L’intérêt du maïs ne se mesure pas uniquement à la marge de la culture elle-même. Il participe aussi à la valorisation globale du système. « D’un point de vue économique, le maïs permet de valoriser les autres cultures en diminuant la pression de l’herbe », rappelle Damien Marre.
Cette logique de raisonnement à l’échelle de la rotation devient centrale dans un contexte de charges élevées et de recherche de stabilité des performances.
Contrairement aux idées reçues, le maïs peut aussi s’intégrer dans des assolements non irrigués. « Il a toute sa place dans ces systèmes, là où pourtant on ne le met pas forcément », observe Damien Marre.
C’est notamment l’objectif de l’approche SemExpert Dry : accompagner l’introduction de maïs adaptés aux conditions sèches pour mieux gérer l’enherbement, faciliter le désherbage et réduire la pression maladies et bien sûr dégager une marge brute positive avec un itinéraire adapté et sécurisant.
Dans un contexte climatique et économique de plus en plus incertain, la question n’est peut-être plus de savoir s’il faut intégrer du maïs, mais comment l’utiliser efficacement pour gagner en résilience à l’échelle du système.