Installé depuis trois ans à Ville, près de Noyon (Oise), Julien Porcheur n’a pas hésité longtemps avant de tester le nouvel hybride Pioneer, P88717, présenté comme le successeur du célèbre P8834. Un pari rapidement transformé !
Cette année, Julien Porcheur, agriculteur installé à Ville dans l’Oise, a semé 50 hectares de P8834 et 10 hectares de la nouvelle variété P88717 pour tester. Le verdict est sans appel : « Les résultats sont là : 129 q/ha avec P88717 et 115 q/ha avec P8834, décrit-il. On est sur des terres très similaires. Le gain est net. » Au-delà du rendement, la nouvelle variété marque des points : « La vigueur au démarrage est meilleure et en plus je gagne 1 à 1,5 point de séchage à la récolte. »
La conduite de la nouvelle variété n’apporte aucun point de vigilance supplémentaire pour Julien : « Semis le 10 avril à 95 000 grains/ha avec un itinéraire technique maîtrisé - 160 unités d’azote, non-labour, désherbage en deux passages, apport d’oligo-éléments et de phosphore protégé localisé. »
Si Julien se montre aussi exigeant, c’est parce que le maïs occupe une place majeure dans son système. « Depuis que je suis installé, je n’utilise que des hybrides dentés, insiste l’agriculteur. C’est une culture de précision : la génétique, c’est la clé. Avant, chez nous, le maïs servait de variable d’ajustement. Aujourd’hui, c’est ma tête d’assolement ! »
Alors, P88717 fait-il vraiment oublier P8834, référence historique du secteur ? Julien ne tourne pas autour du pot : « La variété tient ses promesses. Quand je commandais mes semences, je prenais toujours du P8834. Son remplaçant est tout trouvé. Ces deux hybrides s'adaptent bien au contexte pédoclimatique hétérogène de mon exploitation. »
Sur une exploitation familiale de 500 hectares — maïs, betteraves, blé, colza, orge, luzerne, lin textile et pommes de terre — l’agriculteur recherche avant tout la sécurité et la régularité. Avec la variété P88717, il estime avoir trouvé la continuité parfaite : l’esprit du P8834, la performance en plus.