Les journées Top’Expert rassemblent agriculteurs, Cuma et EDT autour d’un objectif concret : maîtriser l’art du semis. Réglage fin des semoirs, diagnostic complet, lutte contre les parasites du sol comme les taupins, mais aussi échanges de pratiques entre producteurs… Ces rencontres, animées par Patrick Duffaud, allient technicité et convivialité pour donner toutes les clés d’un semis réussi.
Patrick Duffaud : À proprement parlé il ne s’agit pas d’un concept mais de conseils pratiques sur le terrain plus particulièrement en hiver, dans les ateliers des chefs d'exploitations agricoles, des Cuma et des EDT. L’idée étant de réunir des producteurs de maïs et de tournesol pour partager avec eux les gages de la réussite de leurs productions, surtout au moment du semis, en se protégeant contre les attaques de parasites du sol type taupins. Nous passons en revue la biologie des parasites, de leurs ennemis et les solutions qui influencent leur prolifération pour arriver sur le semoir qui, bien équipé de diffuseurs et bien réglé, pourra appliquer l’insecticide Belem. C’est aussi l’occasion de vérifier en détail le semoir, pour s’assurer qu’il sera parfaitement opérationnel au moment de semer les semences Pioneer.
P. Duffaud : Les participants prennent conscience qu’un semoir, c’est près de 1 000 € d’intrants qui passent chaque heure dans le sol, sans compter le tracteur ni la main-d’œuvre. D’où l’importance d’un réglage précis. Au-delà des réglages théoriques avec le manuel, nous réalisons des réglages à poste fixe quand cela est possible (comptage de graines, pesage de l’insecticide et de l’engrais) en faisant des tours de roues ou de moteurs. Et sur le compte de rendu du diagnostic semoirs sont répertoriées les pièces d’usure à changer et les réglages à effectuer. Il faut noter que systématiquement un élément du semoir est réglé correctement avant son départ et cela pour servir de témoin pour les autres.
P. Duffaud : La plupart des utilisateurs ne savent pas régler l’écartement de leurs roues plombeuses (3-4 cm pour du maïs et tournesol, 1-2 cm pour du colza) ni l’ajustement de la pression de plombage. Ces roues là terminent le semis tout comme le dessert termine un repas … Dans des régions de sols battants (argilo-limoneux) mettre de la pression adaptée limitera l’effet d’une croûte de battance par le simple fait qu’en séchant la ligne se fendra pour laisser passer les coléoptiles. De fait, plusieurs agriculteurs qui faisaient l’inverse (peu de pression) nous ont témoigné une meilleure levée.
P. Duffaud : Je commence toujours ces rencontres par la présentation des participants avec un tour de salle (qui sont-ils, d’où viennent-ils, combien d’ha, quels soucis sur les implantations de leurs cultures). Ils apprennent ainsi à se connaître. pour moi la présentation de Corteva permet de resituer l’entreprise, car dans certaines régions Pioneer est plus connu ! Ensuite, suivent des échanges de pratiques entre les participants et moi-même de Corteva, chacun ayant des observations à partager. Les fiches de satisfaction remplies à chaud témoignent de l’intérêt de ces journées, avec une note moyenne de 4,7/5.
P. Duffaud : Un semoir bien réglé et très bien entretenu c’est le gage d’un semis réussi, mais encore faut-il décrypter tous les détails pour assurer la première étape de sa culture. Le semoir intervient pour 60 % dans le résultat final.
En hiver, c’est l’idéal pour réviser, changer les pièces, graisser, nettoyer le semoir et aussi considérer ou non le changement. La réception d’un semoir neuf doit toujours être accompagnée de la prise en main du constructeur.
L’occasion de passer une journée riche avec un acteur majeur qui ne se consacre qu’à l’agriculture, avec une optimisation de son matériel, une actualisation sur l’actualité des solutions de protection des semences et semis et, aussi, partager un moment convivial