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Je dois renseigner un lieu valide
Les fortes chaleurs de ces dernières semaines, associées à un déficit de précipitations dans de nombreux secteurs, mettent les maïs fourrages sous pression. Sur les parcelles les plus superficielles, certaines cultures présentent déjà un dessèchement important, tandis que d'autres conservent encore un potentiel de production. Dans ce contexte très hétérogène, la décision d'ensiler ne doit pas être prise uniquement sur l'aspect visuel du maïs. Le stade de développement est un bon indicateur pour préserver à la fois le rendement, la qualité alimentaire et les stocks fourragers.
L'été s'installe avec son lot d'incertitudes. Si certains secteurs ont bénéficié d'orages localisés, d'autres n'ont pratiquement reçu aucune pluie depuis plusieurs semaines. Les différences sont particulièrement marquées sur les sols superficiels, où les réserves utiles sont désormais épuisées. Les conséquences apparaissent rapidement : feuilles qui s'enroulent puis se dessèchent, croissance fortement ralentie, plantes plus courtes, développement des épis parfois interrompu.
Dans certaines exploitations, les inquiétudes portent déjà sur la constitution des stocks pour l'hiver. Mais un maïs qui semble très affecté n'est pas nécessairement un maïs à récolter immédiatement.
Face à une parcelle stressée, l'observation du stade physiologique permet de choisir la stratégie la plus adaptée.
Situation n°1 : le maïs n'a pas encore fleuri et ses feuilles sont encore viables Même si la végétation paraît fortement pénalisée, il est préférable de patienter. Une pluie peut encore permettre à la plante de reprendre son développement et de former un épi. Récolter trop tôt reviendrait à renoncer à une partie du potentiel encore mobilisable.
Situation n°2 : la floraison est terminée mais aucun épi n'est présent Lorsque la fécondation a échoué, le potentiel est définitivement compromis. Dans cette configuration, mieux vaut ensiler dès que possible afin de valoriser la biomasse encore disponible avant que la qualité ne se dégrade davantage.
Situation n°3 : un petit épi est présent et les feuilles autour de celui-ci restent vertes Le remplissage des grains est toujours en cours. Quelques jours supplémentaires peuvent permettre de gagner en teneur en amidon et d'améliorer la valeur alimentaire du fourrage. La patience peut donc être récompensée, à condition que la culture conserve suffisamment de surface foliaire active.
Le stress hydrique pénalise souvent le rendement, principalement parce que les épis sont moins développés, voire absents. En revanche, la qualité du fourrage n’est pas nulle.
Les maïs stressés présentent généralement :
Cette évolution de la composition impose d'adapter les rations afin d'exploiter au mieux le potentiel alimentaire de ce fourrage.
Une récolte anticipée avec ce type de maïs implique d'être particulièrement vigilant lors de la conservation. Lorsque la plante reste verte et n’a pas d’épis, le taux de matière sèche est bas (moins de 25%, le risque d'écoulement de jus augmente. De plus, la forte teneur en sucres résiduels favorise les échauffements ainsi que le développement des levures et des champignons dans le silo. Limiter ces phénomènes permet de préserver la qualité nutritionnelle du fourrage tout au long de l'année.
Pour accompagner ces récoltes particulières, Pioneer recommande d'adapter l'inoculant au taux de matière sèche du maïs.
Une observation attentive de chaque parcelle et des conditions météo à venir, associée à une stratégie de conservation adaptée, permettra de sécuriser au mieux les stocks fourragers malgré un contexte climatique particulièrement exigeant. N'hésitez pas à en parler avec votre référent Pioneer !