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Picto Céréales

Récolte du tournesol : comment choisir le bon moment ?

14/09/2026
Récolte du tournesol : comment choisir le bon moment ?

Récolter le tournesol au bon stade permet de limiter les pertes tout en maîtrisant les frais de séchage. Couleur du capitule, état des feuilles et de la tige, humidité des graines : plusieurs indicateurs permettent de décider quand effectuer la récolte.

Viser 9 à 11 % d'humidité à la récolt

À l'approche de la récolte du tournesol, l'observation de la parcelle devient essentielle. L'objectif consiste à trouver le meilleur compromis entre une récolte trop précoce, qui complique le battage et augmente les frais de séchage, et une récolte trop tardive, qui expose davantage la culture aux pertes.

Le stade optimal de récolte du tournesol correspond à une humidité des graines située autour de 9 à 11 %. Plusieurs signes visuels permettent de le reconnaître : le dos du capitule passe progressivement du jaune au brun, les feuilles situées à la base et au milieu de la plante sont sèches, tandis que quelques feuilles supérieures peuvent encore conserver une coloration verte. Les fleurons se détachent naturellement et la tige prend une teinte beige clair.

 

Les valeurs d'humidité associées à l'aspect des capitules restent toutefois indicatives. Terres Inovia recommande de compléter l'observation par une mesure à l'humidimètre. L'institut souligne également qu'un prélèvement manuel peut sous-estimer l'humidité par rapport à celle mesurée lors d'une récolte mécanique.

Au-dessus de 15 % d'humidité, mieux vaut généralement attendre

Lorsque les graines affichent encore plus de 15 % d'humidité, le tournesol n'a généralement pas atteint son stade optimal. Le dos du capitule reste jaune et les feuilles médianes et supérieures, tout comme la tige, présentent encore une coloration verte.

Récolter dans ces conditions rend le battage plus difficile, ralentit le chantier et peut augmenter la proportion d'impuretés. À cela s'ajoutent des frais de séchage susceptibles de peser sur l'économie.

Lorsque la tenue de tige et l'état sanitaire de la parcelle le permettent, il peut donc être intéressant d'attendre pour se rapprocher de 15 % d'humidité avant de commencer la récolte, puis de poursuivre le chantier à mesure que les graines sèchent. Cette stratégie présente néanmoins des limites : attendre suppose que la culture reste suffisamment saine et que les capitules conservent une bonne tenue.

Ne pas attendre la surmaturité

À l'autre extrême, repousser excessivement la récolte peut coûter du rendement. Un tournesol arrivé en surmaturité présente des feuilles totalement desséchées, des tiges brunes et des capitules brun-noir. Les risques de pertes augmentent : verse, chute de capitules, égrenage sous l'effet du vent, dégâts d'oiseaux ou développement de maladies comme le botrytis.

Attendre que les dernières plantes d'une parcelle hétérogène arrivent à maturité n'est donc pas nécessairement la meilleure stratégie. Terres Inovia recommande de ne pas patienter jusqu'au stade optimal de la partie la plus tardive si la majorité de la parcelle est déjà en situation de surmaturité

Observer l'ensemble de la parcelle avant de décider

La date de récolte ne se raisonne donc pas uniquement à partir d'un chiffre d'humidité. L'état général de la parcelle, son homogénéité, la tenue des tiges et des capitules et les conditions de récolte doivent également entrer dans la décision.

À l'approche de la maturité, quelques passages réguliers dans la parcelle permettent de suivre son évolution. L'observation des capitules donne un premier repère ; la mesure de l'humidité permet ensuite de conforter la décision.

L'objectif reste le même : intervenir suffisamment tard pour faciliter le battage et limiter les frais de séchage, mais suffisamment tôt pour préserver le rendement et sécuriser la récolte.

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